Au cinéma

Dans ma carrière le domaine cinématographique n'a presque pas été exploré ! Non pas par manque de volonté, au contraire, mais bien par une absence quasiment totale de rôle pour moi. à mon très grand regret, les producteurs hésitent encore à me donner un rôle important dans un film. Moi pis mes nombreuses grimaces en gros plan, ça fait peur à beaucoup de gens dans le domaine! Voilà bientôt 13 ans, que ma carrière a débuté et je n'ai obtenu que deux très brèves apparitions, dans deux très bonnes productions, la dernière remontant déjà à une dizaine d'années! Pour être franc avec vous, mon plus grand rêve côté carrière, serait d'obtenir un rôle principal dans une grande production. Je me sens prêt à relever ce défi. Mais comme dit si bien le proverbe : Tout vient à point à qui sait attendre, mais maudit que c'est long !

Le Petit Ciel

Tourné et sorti en salle la même année, 1999 ! J'ai un seul mot pour qualifier ces magnifiques journées de tournages : douceur. Oui, oui, j'ai bien écrit douceur, tout au long des journées de tournages l'équipe était formidable avec moi. Ce film, peu connu du grand public, contenait une très bonne brochette d'artistes comme Sylvie Moreau et Julien Poulin pour ne nommer que ceux là. L'histoire en gros, se déroulait entre ciel et terre. Un jeune homme dans la vingtaine était atteint d'un cancer et allait mourir sous peu. Le sujet est très délicat, je vous le concède, mais traité avec une merveilleuse touche d'humour et d'innocence. Les gens au ciel sont tous des personnages mythiques comme Cupidon, Dieu etc... Ils regardent le jeune homme progresser malgré lui vers sa mort. Mon rôle était celui du messager de Dieu, je faisais le pont entre le milieu terrestre et l'ange gardien du jeune homme. J'ai obtenu ce rôle grâce au réalisateur Jean-Sébastien Lord, un gars très généreux et ouvert d'esprit. C'est le fils de Jean-Claude Lord, avec qui j'ai travaillé sur Lance et compte mais surtout sur Jasmine. Je ne crois pas que Jean-Sébastien ait demandé conseil à son père, parce que la relation entre lui et moi remonte à très longtemps. Je l'ai connu à ma première prestation théâtrale au Cégep édouard-Montpetit à Longueuil avant même que je m'inscrive en théâtre au Cégep en 1988. Je m'étais inscrit à une activité parascolaire au secondaire et Jean-Sébastien étudiait là-bas. En terminant, le messager aimerait vous laisser un petit mot : « C'est un film à voir ! »

Elvis Gratton II (Miracle à Memphis)

Pour une première apparition sur grand écran, c'en fût toute une ! J'ai joué dans un classique du cinéma québécois. Qui n'a pas vu Elvis Gratton II? J'avais seulement une scène à tourner. Elle se déroulait en plein milieu du complexe Desjardins, à Montréal, au printemps 1998. Il y avait des dizaines de figurants et des centaines de curieux. Je ne vous niaise pas, c'est vrai ! Une petite confusion régnait lors de la réception du scénario, il n'y avait aucun dialogue pour mon personnage. Lors de ma rencontre avec monsieur Falardeau, il m'a répondu : « Ben non tabarnak, t'a juste à faire des simagrées », à ma grande déception. Ma présence dans ce film est à la toute fin, vous savez, lorsque Gratton signe des autographes à des admirateurs comme un rabin ou un chinois, et bien il y a un cave qui fait pleins de simagrées pis qui a de la difficulté à se faire comprendre... c'est moi le cave ! Ma petite déception à fait rapidement place, à une expérience des plus trippantes avec la rencontre inoubliable de Julien Poulin. Petite anecdote avec Julien, à chaque fois que je joue au cinéma ou à la télévision, ce dernier fait presque toujours parti de la distribution. Est-ce un pur hasard ou un clin d'œil du destin? Cela ne veut pas dire que je joue directement avec lui, mais il n'est jamais bien loin. Donc mon Julien continue ton beau travail, je te souhaite encore plusieurs beaux rôles ! HIHI